LA NOTTE DELLA TARANTA

video notes about music and anthropology

de Giovanni Princigalli (Italia – Canada, 2004, 15 min)

Lauréat du programme Movin Up du GAI. Giovani Artisti Italiani

Vidéo 1 / Vidéo 2

graphisme de Giovanni Princigalli

La note della taranta est un festival qui a le but de suivre et de deviner (le notre est de filmer) les possibles mouvements de la pizzica (une ancienne musique de la Puglia en Italie du Sud) dans son double désir de rester pure, mais aussi de se confondre et fondre avec d’autres musiques.

Autresfois (du moyen âge aux années 60) cette musique était aussi utilisée dans des rituels de possession et de transe. On l’appelait Pizzica Tarantata. En effet, le tarantisme est le nom du rituel et du mythe de la tarentule, qui mordait surtout les femmes, et que juste la musique, la pizzica , pouvait les aider à se libérer de la possession de l’araignée. En se libérant de ce poison, les Tarantolati se libéraient en vérité de leurs frustrations quotidiennes, résultat d’une société de province, paysanne, conservatrice, immeuble, rigide, patriarcale et très pauvre. Ce phénomène fut étudié dans les années 50 et 60 par l’émérite ethnologue Italie, Ernesto De Martino, qui dans ses recherches était accompagné par l’ethnomusicologue Diego Carpitella. À Côté de la pizzica tarantata il y a avait aussi celle jouée lors des fêtes et aussi les chansons d’amour.

Chaque année dans la petite ville de Melpignano (dans la Puglia) a lieu le festival international “La notte della taranta”. L’objectif est celui de mettre ensemble des musiciens de musique traditionnelle et des musiciens de musique contemporaine italienne et étrangère (rock, hio pop, chansonniers, etc). .Même si le rituel de possession n’existe plus, cette musique est mouvement joué par jeunes et enfants, lors de festivals, fêtes, etc. C’est une vraie recouverte et renaissance de la Pizzica, qui est justement célébrée dans le grand festival La notte della Taranta.

Ce petit documentaire a été tourné en 2004, lorsque l’invité d’honneur a été le batteur des Polices, Stewart Copeland. Avec lui il y a Ambrogio Sparagna (élevée de Carpitella), Rais (chanteur reggae et hip pop napolitaine), Uccio Alloiso (ancien paysan jouer de Pizzica). etc. En jouant ensemble, ces musiciens de traditions si différentes sauvent la pizzica mais aussi ils inventent des mélanges et sonorités nouvelles.

À travers les prises de vues et le montage, on se pose les questions suivantes :

Comment et pourquoi filmer et monter la musique ?

Comment faire un film, non narratif, ou la musique est protagoniste ?

Comment cette musique reste fidèle à sa tradition, mais aussi elle renait sous nouvelles formes ?

Est-ce que les musiciens et la grande foule du public revient ensemble une sorte de nouvelle transe collective ?

Tourné et monté par Giovanni Princigalli, avec le soutien du GAI Giovani Artisti Italiani. Critical World Thinking Globalization Through Popular Culture ( département anthropologie Université de Montréa), Centre de recherche CRI (département d’histoire de l’art et des études cinématographiques de l’Université de Montréal).

Le film à été réalisé dans le cadre d’un projet multimédia (vidéo, musique, photos, articles) que Giovanni Princigalli a réalisé pour le Critical World et le CRI.